Quand on parle de s’expatrier en Colombie, la question de la sécurité revient souvent en boucle. « C’est dangereux, non ? » demandent les amis ou la famille, avec des images de séries télé ou d’histoires datées en tête. La vérité ? En 2025, la Colombie n’a plus grand-chose à voir avec son passé tumultueux. Oui, il faut rester vigilant, comme partout, mais vivre ici peut être aussi sûr qu’agréable. On démêle les mythes, on regarde la réalité en face et on te donne des astuces pour t’installer en toute tranquillité.
Mythe n°1 : « La Colombie, c’est la guerre partout »
Commençons par le cliché tenace : un pays en proie au chaos. Faux ! Les années 90 et leurs conflits armés sont loin derrière. Aujourd’hui, les grandes villes comme Bogotá, Medellín ou Cartagena sont des hubs dynamiques, avec des rues animées, des touristes et des expatriés qui s’y baladent sans crainte. Les accords de paix de 2016 ont marqué un tournant, et les chiffres le prouvent : selon les rapports récents, le taux d’homicides en Colombie est au plus bas depuis des décennies. Alors, non, tu ne débarques pas dans une zone de guerre – loin de là.
Mythe n°2 : « Les narcos contrôlent tout »
Merci, Hollywood ! L’ombre des cartels plane encore dans l’imaginaire, mais la réalité est bien différente. Les narcos ne dictent plus la vie quotidienne. Oui, le trafic de drogue existe encore, comme dans beaucoup de pays, mais il touche surtout des zones rurales isolées, pas les quartiers où tu iras faire tes courses ou boire un café. À Medellín, par exemple, l’ancien fief de Pablo Escobar est devenu un symbole de renouveau : des musées, des parcs, et une vibe ultra-positive dominent désormais.
La réalité : une sécurité qui s’améliore
En 2025, la Colombie est un pays en pleine transformation. Les grandes villes investissent dans la sécurité : caméras, patrouilles de police et initiatives communautaires ont fait chuter la petite criminalité. Medellín, souvent citée comme un modèle, a vu son taux de criminalité divisé par dix en 30 ans. Bogotá modernise ses quartiers, et même Cali, malgré une réputation plus rude, offre des zones résidentielles calmes et surveillées. Bien sûr, il reste des poches moins sûres – certains barrios populaires ou zones frontalières – mais elles sont faciles à éviter quand on sait où aller.
Les précautions de base : vivre malin
Pas de panique, pas de paranoia : juste du bon sens. Voici quelques conseils pour profiter de la Colombie sereinement :
- Choisis bien ton quartier : À Bogotá, mise sur Zona Norte ou Usaquén ; à Medellín, El Poblado ou Laureles sont des valeurs sûres. Ce sont des coins où les expatriés et les familles vivent paisiblement.
- Évite de flasher : Pas besoin de porter ta montre de luxe ou de sortir ton smartphone dernier cri dans une rue bondée. La discrétion, c’est ton amie.
- Renseigne-toi localement : Les Colombiens sont hyper serviables. Demande aux voisins ou collègues quels coins éviter la nuit – ils savent mieux que Google !
- Utilise les applis : Uber ou Didi sont plus sûrs que les taxis de rue dans les grandes villes, surtout en soirée.
- Garde un œil ouvert : Comme à Paris ou New York, les pickpockets adorent les foules. Sac en bandoulière et vigilance dans les bus, et tout ira bien.
Pourquoi ça vaut le coup de dépasser ses peurs
La sécurité, c’est important, mais ce serait dommage de rater la Colombie à cause d’idées reçues. Ce pays, c’est des gens qui t’accueillent comme un ami dès le premier jour, des paysages qui te laissent sans voix – des Andes à la côte caribéenne – et une douceur de vivre unique. Les expatriés qui osent franchir le pas te le diront : « Je me sens plus en sécurité ici que dans certaines grandes villes d’Europe ou des États-Unis, » confie souvent Ana, une Espagnole installée à Cartagena depuis trois ans.
Une anecdote qui dit tout
Prends Juan, un Américain à Medellín. « Au début, j’étais sur mes gardes. Puis un jour, j’ai oublié mon sac dans un café. Le serveur a couru trois rues pour me le rendre, intact. Ça m’a marqué. » Ces petites histoires sont courantes ici : la solidarité compense largement les rares mésaventures.
Le mot de la fin
La Colombie de 2025 n’est pas parfaite – quel pays l’est ? – mais elle est loin des clichés sombres. Avec un peu de prudence et les bons choix, tu peux y vivre une expatriation sans stress, entouré de gens chaleureux et d’un cadre exceptionnel. Alors, laisse les mythes au placard, fais ton sac et viens découvrir par toi-même : la réalité est bien plus belle qu’on ne te l’a raconté !