Le « Pico y Placa » en Colombie est un système de circulation alternée qui limite l'usage des véhicules selon le numéro de plaque d'immatriculation. Mis en place initialement à Bogotá en 1998 pour décongestionner les heures de pointe, ce dispositif s'est étendu à de nombreuses villes colombiennes. Son principe est simple : certains jours et horaires, les voitures dont la plaque se termine par certains chiffres n'ont pas le droit de circuler, afin de réduire les embouteillages et la pollution en heures de pointe. Dans cet article, nous vous expliquons le cadre réglementaire de cette mesure, son fonctionnement dans les principales villes (Bogotá, Medellín, Cali, Cartagena…), ainsi que ses conséquences au quotidien pour les habitants et les voyageurs. Le ton est informatif mais léger : attachez votre ceinture, on y va !
L'essentiel en octobre 2026
- Bogotá : du lundi au vendredi de 6 h à 21 h, alternance jours pairs et impairs ; véhicules électriques et hybrides exemptés jusqu'à fin 2027.
- Medellín : de 5 h à 20 h, deux chiffres interdits par jour, motos comprises (rotation d'août 2026 à janvier 2027).
- Cali : de 6 h à 19 h, deux chiffres par jour, ni taxis ni motos.
- Amende : infraction C14, environ 633 000 pesos en 2026 (près de 180 €), plus l'immobilisation du véhicule.
Comment fonctionne le Pico y Placa ?
Le Pico y Placa (littéralement « heure de pointe et plaque ») repose sur l'alternance de circulation des véhicules privés en semaine. Concrètement, chaque jour ouvrable, seuls les véhicules dont la plaque d'immatriculation se termine par certains chiffres sont autorisés à rouler, les autres étant interdits de circulation sur les créneaux horaires définis. Les restrictions s'appliquent généralement du lundi au vendredi, de 6 h du matin à environ 20 h le soir, en couvrant les périodes de forte affluence. À noter : il n'y a pas de Pico y Placa les week-ends ni les jours fériés dans la plupart des villes (sauf dispositions ponctuelles spéciales).
Chaque municipalité définit ses propres règles par décret local, ce qui fait que les horaires exacts et les numéros de plaques concernés varient selon la ville. Par exemple, à Bogotá la mesure couvre toute la journée (6 h à 21 h), tandis qu'à Cartagena elle ne s'applique qu'aux heures de pointe du matin et du soir. De même, certaines villes excluent les motos ou les taxis de la restriction, alors que d'autres les incluent. En somme, il faut toujours vérifier les règles spécifiques de la ville dans laquelle on circule.
Les grandes villes : Bogotá, Medellín, Cali, Cartagena…
Voyons comment le Pico y Placa est mis en œuvre dans les principales métropoles colombiennes, celles où vous aurez probablement affaire à ces restrictions.
Bogotá : alternance pair/impair et « Pico y Placa Solidario »
Dans la capitale Bogotá (plus de 8 millions d'habitants), le Pico y Placa est strictement appliqué du lundi au vendredi de 6 h à 21 h. La règle actuelle (toujours en vigueur en octobre 2026) suit un schéma pair/impair simple : les jours impairs, seuls circulent les véhicules dont la plaque se termine par 1, 2, 3, 4 ou 5 ; les jours pairs, ce sont les plaques finissant par 6, 7, 8, 9 ou 0 qui peuvent rouler. Autrement dit, une voiture a le droit de circuler un jour sur deux en semaine, selon le dernier chiffre de sa plaque. Cette mesure s'applique à tout le District de Bogotá, sauf exceptions (voir plus bas). Les week-ends et jours fériés, il n'y a pas de restriction, sauf dispositifs spéciaux lors des retours de grands week-ends : le « pico y placa regional » d'entrée dans la ville, le dernier jour des ponts, autorise de 12 h à 16 h les seules plaques paires, puis de 16 h à 20 h les plaques impaires.
Pour atténuer l'impact sur les usagers, la mairie de Bogotá a mis en place le « Pico y Placa Solidario ». Il s'agit d'un permis spécial payant permettant de circuler sans restriction malgré le Pico y Placa. En échange d'une redevance, un automobiliste peut acheter une exemption valable pour une journée, un mois ou un semestre selon son besoin. Le tarif est modulé en fonction des caractéristiques du véhicule (valeur, modèle, carburant), de sa contribution à la pollution et même de son lieu d'immatriculation : depuis 2026, les véhicules immatriculés hors de Bogotá paient 1,5 fois le tarif (contre 1,2 fois auparavant). Cette mesure dite « solidaire » vise à financer des projets de mobilité durable tout en offrant de la flexibilité aux conducteurs. En 2026, les tarifs de base (avant application de ces coefficients) sont de 70 294 pesos pour une journée (environ 20 €), 561 808 pesos pour un mois (environ 158 €) et 2 809 311 pesos pour six mois (environ 790 €), au taux de change d'octobre 2026 (1 € = 3 557,80 COP) ; ces montants sont révisés chaque année. Les véhicules électriques et hybrides bénéficient par ailleurs d'une exemption totale, prévue jusqu'au 31 décembre 2027 : ils peuvent rouler tous les jours une fois enregistrés auprès de la Secretaría de Movilidad, sans avoir à payer, afin d'encourager une flotte plus propre.
Enfin, la mairie a annoncé fin 2025 l'extension du Pico y Placa aux véhicules immatriculés hors de la ville deux samedis par mois (un samedi sur deux), de 6 h à 21 h, selon le même schéma pair/impair, avec une phase pédagogique sans amende avant toute verbalisation. Cette mesure, qui devait débuter en 2026, vise à réguler le trafic additionnel généré par les voitures venant d'autres régions le week-end, et le Pico y Placa Solidario devait s'étendre à ces samedis. En octobre 2026, le calendrier officiel de la Secretaría de Movilidad n'indique toutefois aucune restriction le week-end : si votre voiture est immatriculée hors de Bogotá, vérifiez la règle en vigueur avant de circuler un samedi.
En somme, à Bogotá le Pico y Placa fait désormais partie du quotidien urbain. Il faut planifier ses trajets en fonction du calendrier de sa plaque, ou opter pour des alternatives (transports en commun, covoiturage, taxi) les jours de restriction, à moins de passer à l'électrique ou de mettre la main à la poche via le programme solidaire !
Medellín : rotation semestrielle et motos incluses
Medellín, deuxième ville du pays, applique aussi strictement le Pico y Placa, avec quelques spécificités. La mesure y est en vigueur du lundi au vendredi, de 5 h à 20 h (5 h du matin à 8 h du soir). À Medellín, deux numéros de plaques sont interdits de circulation chaque jour, et la combinaison de ces numéros change tous les semestres par rotation. Par exemple, pour la rotation en vigueur du 3 août 2026 à janvier 2027, les lundis sont interdits aux plaques finissant par 5 et 8, les mardis aux plaques 1 et 4, les mercredis 0 et 2, les jeudis 3 et 6, et les vendredis 7 et 9. Chaque nouveau semestre, la municipalité publie un décret avec la nouvelle rotation (généralement on décale ou change les paires). Une semaine de pédagogie précède l'application effective des amendes à chaque changement, pour laisser le temps aux conducteurs de s'adapter.
Notons qu'à Medellín le Pico y Placa concerne également les motos (deux-temps et quatre-temps) : pour celles-ci, c'est le premier chiffre de la plaque qui détermine le jour d'interdiction. Par exemple, si la plaque moto est « 8XX-12 », on regarde le premier chiffre 8. Ainsi, motos et voitures sont logées à la même enseigne des restrictions. En revanche, Medellín a défini plusieurs axes routiers exemptés de la mesure pour garantir la fluidité vers certains lieux stratégiques (par exemple les autoroutes urbaines, des axes menant à l'aéroport ou aux terminaux de transport). La liste des tronçons exemptés figure dans les communiqués officiels et permet aux véhicules soumis au Pico y Placa de les emprunter sans risquer de contravention.
À Medellín, les véhicules électriques, hybrides ou au gaz naturel sont dispensés de Pico y Placa, tout comme à Bogotá. Il n'existe pas encore de système équivalent au « pico y placa solidario » de Bogotá ; toutefois, la ville a envisagé une « tasa por congestión » (redevance anti-bouchons) similaire, sans l'avoir mise en œuvre à grande échelle pour l'instant. Les contrevenants au Pico y Placa à Medellín, comme dans le reste du pays, s'exposent à une amende de type C14 (historiquement 15 salaires minimums journaliers, désormais calculée en UVB, l'unité de valeur de base), soit environ 633 000 pesos en 2026, et à l'immobilisation du véhicule : autant dire que les contrôles sont pris au sérieux !
Cali : en semaine, sans motos ni taxis
Cali, la troisième plus grande ville du pays, applique elle aussi le Pico y Placa sur les véhicules particuliers. Le dispositif caleño fonctionne du lundi au vendredi de 6 h à 19 h, hors jours fériés. Deux numéros de plaques sont restreints chaque jour de la semaine, avec une rotation semestrielle similaire à Medellín (les paires tournent à chaque semestre). Par exemple, du 1er juillet au 31 décembre 2026 (décret 0814 de 2026), les lundis sont interdits aux plaques finissant par 9 ou 0, les mardis 1 ou 2, les mercredis 3 ou 4, les jeudis 5 ou 6 et les vendredis 7 ou 8. La rotation changera ensuite pour le semestre suivant (il n'est donc pas utile de mémoriser les chiffres : mieux vaut consulter l'annonce officielle à chaque changement de période).
Une particularité notable : à Cali, les taxis et les motos ne sont pas concernés par le Pico y Placa (toujours le cas en 2026). La restriction vise uniquement les voitures particulières. Toutefois, les autorités locales se réservent la possibilité d'étendre la mesure aux motos si nécessaire. Comme dans d'autres villes, plusieurs catégories de véhicules bénéficient d'exemptions explicites : transports officiels, voitures d'urgence, véhicules électriques ou hybrides, véhicules transportant des personnes handicapées, etc. Cali dispose également d'une « tasa por congestión » (péage urbain) permettant aux conducteurs de payer pour circuler malgré le Pico y Placa : en 2026, comptez environ 121 000 pesos pour une journée et 2 920 000 pesos pour un semestre (environ 34 € et 820 €), à liquider au plus tard la veille à 17 h. Ce système est en quelque sorte l'équivalent local du Pico y Placa Solidario de Bogotá, visant à financer les transports en commun. Enfin, le non-respect du Pico y Placa à Cali entraîne la même amende d'environ 633 000 pesos (près de 180 €), là encore un coût dissuasif.
Cartagena : restrictions aux heures de pointe
Cartagena de Indias, ville touristique de la côte caraïbe, connaît des embouteillages parfois intenses dans son centre historique. La mairie y a instauré un Pico y Placa plus léger qu'ailleurs, ciblant uniquement les heures de pointe. D'après le décret 0015 du 14 janvier 2026, la restriction s'applique par rotation de plaques du lundi au vendredi, mais seulement de 7 h à 9 h le matin et de 18 h à 20 h le soir. En dehors de ces créneaux, tout véhicule peut circuler librement. Les motos sont toutefois traitées différemment : à Cartagena, les motos doivent respecter une interdiction beaucoup plus large de 5 h à 23 h le jour qui leur est assigné (autant dire quasiment toute la journée). La rotation des numéros change par périodes (du 5 octobre 2026 au 22 janvier 2027, les lundis concernent les plaques finissant par 1 ou 2, les mardis 3 ou 4, les mercredis 5 ou 6, etc.). Ces règles sont ainsi ajustées environ chaque trimestre.
Cartagena offre également régulièrement des « périodes blanches » sans Pico y Placa lors d'événements spéciaux (sommet international, carnaval, etc.) pour faciliter la mobilité. Les autorités locales encouragent vivement l'utilisation de modes alternatifs (vélos, transports publics) notamment dans le centre-ville où la capacité routière est limitée par l'étroitesse des rues coloniales. Pour les visiteurs et expatriés, il est recommandé de consulter le site de la mairie de Cartagena ou les communiqués officiels à jour, car la réglementation peut évoluer d'une année sur l'autre.
Et dans les autres villes colombiennes ?
Outre les quatre grandes villes ci-dessus, de nombreuses villes moyennes en Colombie ont adopté le Pico y Placa pour réguler leur trafic local. Les principes restent similaires (circulation alternée en semaine selon la plaque), mais avec des variantes locales importantes. Voici quelques cas notables :
- Bucaramanga (Santander) : applique le Pico y Placa du lundi au vendredi de 6 h à 20 h, et même le samedi matin (de 9 h à 13 h, selon la résolution 854 du 30 décembre 2025), aux voitures comme aux motos. Chaque jour, et chaque samedi, un couple de numéros est restreint, et une rotation trimestrielle ajuste les numéros à chaque nouvelle période.
- Pereira (Risaralda) : en 2026, Pico y Placa du lundi au vendredi de 6 h à 20 h pour les voitures particulières et les motos, sans restriction le week-end, avec une rotation semestrielle de deux chiffres par jour. Certaines grandes voies périurbaines sont exemptées pour favoriser la circulation de transit. Les taxis ont un calendrier distinct à Pereira, et les motos suivent le même calendrier que les voitures.
- Cúcuta (Norte de Santander) : a mis en place un système original avec différents horaires selon l'origine du véhicule. Les voitures immatriculées dans l'aire métropolitaine de Cúcuta sont interdites trois fois par jour sur des plages horaires limitées (en 2026, de 7 h à 8 h 30, de 11 h 30 à 14 h 30 et de 17 h 30 à 19 h 30) lors de leur jour de Pico y Placa. En revanche, les véhicules venant de l'extérieur (plaques d'une autre région ou d'un autre pays) sont carrément bannis de 7 h à 20 h en continu le jour de restriction. Ce dispositif hybride vise à réduire l'afflux externe tout en gérant finement le trafic local.
- Barranquilla (Atlántico) : la particularité est qu'ici le Pico y Placa ne concerne que les taxis ! Les voitures particulières ne subissent aucune restriction en temps normal dans la capitale de la côte caraïbe, hors mesures temporaires (par exemple pendant le Carnaval, en février 2026). La mesure pour les taxis fonctionne avec une rotation quotidienne (deux chiffres différents interdits chaque jour) pour éviter une « suroffre » de taxis circulant simultanément. Il est intéressant de noter que la mairie de Barranquilla a même suspendu le Pico y Placa des taxis en 2023 pour soutenir ce secteur économique, preuve que la mesure n'est pas irréversible et dépend des priorités locales du moment.
- Manizales (Caldas) : la ville a levé le Pico y Placa pour les véhicules particuliers en 2025. Seuls les taxis y restent soumis à une rotation de plaques. Manizales estime que son trafic actuel ne justifie plus de brider les voitures privées, décision facilitée par la topographie montagneuse qui limite de toute façon la congestion à certaines artères.
Parmi les autres villes moyennes qui pratiquent le Pico y Placa, on peut citer Armenia, Pasto, Ibagué, Tunja, Santa Marta, Popayán, Neiva… Chacune a son calendrier spécifique de rotation des numéros et ses horaires (plages continues dans certaines villes, coupées en milieu de journée dans d'autres). Il serait fastidieux de toutes les détailler ici, d'autant que ces réglementations changent fréquemment. Le mieux est de consulter directement les sources officielles de chaque ville (voir la section suivante) pour connaître les dernières règles en vigueur.
Conséquences au quotidien et conseils pratiques
Le Pico y Placa influence fortement la vie quotidienne des Colombiens, souvent avec une touche d'humour résigné. À Bogotá, on entend couramment des phrases comme « Hoy tengo pico y placa, no puedo sacar el carro », signe que chacun a intégré dans son planning hebdomadaire les jours avec ou sans voiture. Pour les actifs urbains, il faut s'organiser : nombre d'automobilistes prévoient de covoiturer ou de prendre les transports en commun les jours d'interdiction. D'autres investissent… dans une deuxième voiture avec une plaque finissant par un chiffre différent, afin d'alterner entre les deux véhicules selon le calendrier ! Cette astuce, quoique coûteuse, est relativement répandue dans les classes aisées de Bogotá ; elle a cependant l'effet pervers d'augmenter le nombre total de voitures en circulation, ce qui à long terme annule une partie des bénéfices du Pico y Placa.
Au-delà de ces anecdotes, la mesure a des effets tangibles : aux heures de pointe, les villes voient environ 20 % à 40 % de véhicules en moins selon les estimations initiales, ce qui fluidifie le trafic à court terme et réduit la pollution atmosphérique. Cependant, l'efficacité tend à diminuer avec le temps en l'absence d'autres politiques de mobilité (par exemple, si les habitants achètent plus de véhicules ou déplacent simplement leurs trajets hors des horaires contraints, le bénéfice s'estompe). Certaines études locales pointent que le Pico y Placa n'a pas résolu durablement les embouteillages, et qu'il doit s'accompagner de mesures structurelles (meilleur transport public, télétravail, péage urbain) pour réellement améliorer la mobilité urbaine. Les débats reviennent régulièrement sur la scène politique, avec des ajustements constants : élargissement des horaires, extension aux samedis, exemptions pour véhicules non immatriculés localement, etc., comme on l'a vu récemment à Bogotá.
Conseils pour les voyageurs et expatriés
Si vous comptez conduire en Colombie (y compris avec une voiture de location), informez-vous à l'avance sur le Pico y Placa de la ville où vous serez. Ne pas respecter ces restrictions peut coûter cher (amendes salées, immobilisation du véhicule) et gâcher votre séjour. Gardez à l'esprit que les agences de location ne vous garantissent pas une plaque « roulante » : vous aurez la plaque qui vous est attribuée au hasard, et si elle est interdite tel jour, c'est à vous de vous organiser. En cas d'infraction, c'est le conducteur locataire qui paie l'amende, pas l'agence. Donc anticipez : renseignez-vous sur les jours d'interdiction pour votre numéro de plaque et planifiez vos déplacements en conséquence (ou négociez un autre véhicule si possible). Des ressources en ligne comme le site PyP Hoy (Pico y Placa Hoy) agrègent les informations actualisées pour chaque ville et peuvent vous aider à vérifier rapidement « qui peut circuler aujourd'hui ». Enfin, profitez-en pour tester les transports locaux les jours sans voiture : le TransMilenio à Bogotá, le métro à Medellín ou le MIO à Cali sont des expériences en soi, sans le stress du volant.
Pour aller plus loin, lisez aussi notre article Conduire en Colombie : les 5 points indispensables pour les résidents étrangers.
Liens officiels utiles (par ville)
Vous trouverez ci-dessous les liens vers les pages officielles ou les communiqués des mairies concernant le Pico y Placa dans différentes villes de Colombie. Ces ressources, maintenues à jour par les autorités locales, vous donneront les dernières informations officielles sur les horaires, calendriers et exceptions :
- Bogotá : Pico y Placa, calendrier officiel d'octobre 2026 (Secretaría de Movilidad de Bogotá)
- Medellín : Nouveau Pico y Placa Medellín (communiqué municipal janvier 2026)
- Cali : Rotation du Pico y Placa à Cali pour le second semestre 2026 (mairie de Cali)
- Cartagena : Décret Pico y Placa Cartagena (exemple 2023, PDF)
- Barranquilla : Calendrier Pico y Placa Taxis Barranquilla 2025 (bulletin officiel)
- Bucaramanga : Réglementation Pico y Placa Bucaramanga (DTB)
- Pereira : Site officiel de la mairie de Pereira
- Manizales : Site officiel de la mairie de Manizales
- Armenia : Site officiel de la mairie d'Armenia
- Pasto : Site officiel de la mairie de Pasto
- Santa Marta : Site officiel de la mairie de Santa Marta
- Ibagué : Site officiel de la mairie d'Ibagué
(Consultez les sites officiels des alcaldías ou secretarías de movilidad de chaque ville pour des informations à jour. Liste non exhaustive : d'autres municipalités colombiennes appliquent le Pico y Placa.)
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Prendre rendez-vousSources : Alcaldía de Bogotá, Secretaría Distrital de Movilidad (calendrier d'octobre 2026, tarifs 2026 du Pico y Placa Solidario, résolution 120963 de 2026) ; Portafolio (exemption des hybrides et électriques jusqu'en 2027) ; Noticias Caracol et El Colombiano (amende C14 en 2026, rotation de Medellín d'août 2026) ; Alcaldía de Cali (décret 0814 de 2026) et Semana (tasa por congestión 2026) ; El Universal (Cartagena, octobre 2026) ; Vanguardia (Bucaramanga) ; Canal Trece (Cúcuta, mai 2026) ; Radio Nacional (Manizales et Pereira, 2026) ; taux de change euro-peso, Portafolio (19 octobre 2026).